PRESQU'ÎLE DE GIENS: UN ENVIRONNEMENT PARTICULIER

    PRESQU'ILE DE GIENS: UN ENVIRONNEMENT PARTICULIER

 

La presqu'île de Giens est une presqu'île située sur la commune d'Hyères les palmiers (Var) et est reliée au continent par un double tombolo constitué de deux cordons dunaires enserrant les salins et l'étang des Pesquiers. 

Ils se sont formés par l'accumulation des alluvions charriés par le Gapeau et le Maraven jusqu'à la mer.

Coté ouest se trouve la célèbre plage de l'Almanarre, paradis des veliplanchistes et kite surfeurs, ainsi que la plage des Robinsons et la Madrague au sud.

Coté est, se trouvent le port d'Hyères, ainsi que la plage de la Capte.

Au sud-ouest la pointe des Chevaliers, au centre le port du Niel et au sud-est la Tour Fondue. C'est à la Tour fondue que se trouve l'embarcadère pour les iles et c'est aussi le point de départ de nombreux clubs de plongée.


En face, vous trouvez un chapelet d'iles, les trois plus connues Porquerolles, Port Cros et Le levant mais aussi le Grand Ribaud, Bagaud, appelées aussi les Stoechades.


 

Sur notre côte, il n'y a pratiquement pas de marées dues au cycle lunaire, mais des variations du niveau marin peuvent être observées, dues à l'action de vents perpendiculaires à la côte et de la pression atmosphérique.

 

Les espèces endémiques ont tellement bien réussi leur adaptation qu'elles ont évolué et ne sont plus identiques à leurs espèces d'origine ; c'est aussi pour cela que la Méditerranée ne ressemble à aucune autre mer ! La répartition des organismes suit scrupuleusement la limite de l'humectation par les embruns ou les vagues. Cette répartition dépend également de l'hydrodynamisme de la zone, c'est à dire si elle est ou non à l'abri des vagues. Cette répartition verticale est appelée étagement.

 

L'étage supralittoral Liaison entre la mer et la terre , il n'est jamais immergé, mais reçoit des embruns, ce qui rend ce milieu très difficile pour l'acclimatation de la vie. Il est souvent réduit à une étroite bande. Seules les espèces encroûtantes arrivent à le coloniser, comme certains lichens. Vous y trouverez notamment un petit crabe qui court sur les rochers.

 

L'étage médiolittoral Il correspond à la zone de balancement des marées et des vagues. En Méditerranée cet étage est limité à quelques dizaines de centimètres. Les organismes doivent donc pouvoir supporter l'alternance d'immersions et d'émersions. Il est divisé en deux horizons : le supérieur où vivent des balanes et des patelles et l'inférieur où poussent des algues rouges calcifiées.

 

L'étage infralittoral En permanence immergé, il est le domaine privilégié de la Posidonie et des autres plantes à fleurs. C'est l'étage de la biodiversité maximale pour le milieu marin. Les types de substrat sont variés ; vous ne retrouverez pas les mêmes espèces sur substrats meubles et substrats durs.

 

Sous l'eau, on retrouve une flore constituée d'algues, de végétaux inférieurs et de plantes à fleurs, plantes supérieures qui ont commencé à évoluer sur terre puis qui sont retournées à la mer. Les végétaux chlorophylliens sont ceux capables de produire leur propre matière organique par l'absorption de matières minérales et d'énergie lumineuse, grâce à la photosynthèse. Quelle que soit sa dimension, de la micro algue à la Posidonie, la végétation est le point de départ des chaînes alimentaires ; il est donc important de la préserver car elle sert également d'abri et de frayère.

 

Les plantes à fleurs

 

• La Posidonie (Posidonia oceanica)

La posidonie est une des rares plante à fleurs (phanérogame) à pouvoir vivre en eau de mer. Elle possède des feuilles rubanées longues de 20 à 80 cm selon les saisons et d'une largeur d'environ 1 cm. Les feuilles sont organisées en faisceaux, eux-mêmes attachés à des tiges rampantes ou dressées (les rhizomes). Bien que l'on ait trouvé et daté des rhizomes âgés de 4000 ans, ils poussent très lentement : 1 à 5 cm par an. La posidonie forme de vastes herbiers qui offrent aux poissons des abris divers, des frayères… Toute l'année, les posidonies perdent leurs vieilles feuilles brunies ; mais c'est en automne, après les premières tempêtes, que cette perte est la plus importante et la plus visible. Les débris des feuilles sont rejetés sur les plages où ils forment des banquettes. A première vue les banquettes peuvent paraître sales, mais elles protègent les plages de sable de l'érosion. On trouve également sur les plages des petites pelotes de fibres (aegagropiles) venant de la base des feuilles des posidonies qui est imputrescible ; roulées par les courants, elles s'agglomèrent entre elles. Les peuplements sont un mélange d'espèces vivant sur substrats durs et sur substrats meubles ; c'est ce qui fait leur originalité et leur diversité. Certains comparent ces herbiers à des forêts. Ses habitants sont discrets : ils se camouflent, s'enfouissent ou sont souvent de petite taille. Des algues peuvent également choisir ce support pour se développer. Dans le temps, des espèces se succèdent, tant la place est convoitée ; pourtant 1 mètre carré d'herbier offre une surface foliaire de 20 à 50 mètres carrés ! C'est un écosystème très riche : il produit 2 fois plus d'oxygène que la forêt vierge ! La posidonie est endémique à la Méditerranée (c'est le seul endroit où on la trouve), ce qui rend nos fonds uniques ! Elle s'étend des premiers mètres sous la surface jusqu'à 20 à 40 mètres de profondeur ; après, elle manque de lumière. Espèce protégée.

 Les posidonies sont le poumon de la Méditerranée. Elles rejettent jusqu'à 14 litres d'oxygène par mètre carré et par jour.

 

• La Cymodocée (Cymodocea nodosa)

Elle ressemble à la posidonie mais ses feuilles sont plus étroites. Elle a besoin de beaucoup de lumière. Elle est également protégée. Les herbiers sont très sensibles à la pollution et au facteur de destruction que représente l'ancrage des bateaux. Une ancre peut arracher une grosse quantité de rhizomes, ce qui peut représenter plusieurs années de croissance, mais aussi une zone où l'herbier sera fragilisé par les courants ou l'arrivée d'autres algues. La posidonie se propage et se reproduit le plus souvent par bouturage. Elle fleurit exceptionnellement et donne alors des fruits ; les olives de mer. Espèce protégée.

 

Les algues

 

Les algues sont divisées en trois groupes : les vertes, les rouges, et les brunes. Leur classement serait trop simple s'il dépendait de leur couleur ! C'est en fait la caractéristique des pigments leur permettant d'effectuer leur photosynthèse qui détermine leur classement dans tel ou tel groupe. Une algue brune comme la padine, riche en calcaire, peut être quasiment blanche et une algue rouge, par exemple la rissoelle, est jaune vert. Petit cours de vocabulaire scientifique, car comme ce ne sont pas des végétaux supérieurs, on ne parle pas de plante mais de thalle, pas de feuilles mais de frondes, pas de racines mais de crampons, de rhizoïdes ou de stolons.

 

 

 

• La Rissoelle - algue rouge

(Rissoella verruculosa)

Cette algue rubanée calcifuge est plus ou moins ondulée et frisée. Sa couleur tire vers le jaune et sa consistance est caoutchouteuse. Elle pousse en haut de la zone de balancement des marées, fuit les rochers calcaires et préfère les eaux pures et agitées. Étage médiolittoral.

• La Dictyote ou algue fourchue - algue brune

(Dictyota dichotoma)

C'est une algue présente sous la surface. Elle présente des lanières vertes et translucides avec des reflets bleuâtres caractéristiques. Ces lanières se divisent toujours en deux lors de la croissance, d'où le nom de cette algue. Elle ressemble à une autre algue brune qui possède une nervure au centre des lanières.

 

 

      

 

• La Cystoseire méditerranéenne - algue brune

(Cystoseira mediterranea)

Elle est endémique. Elle a besoin de beaucoup de lumière et apprécie les rochers battus par les vagues en surface. C'est un bio indicateur de pollution. Elle est présente toute l'année. Elle forme souvent une ceinture de couleur vert olive, mais perd ses rameaux en automne.

Étages médio et infralittoral.

• Le Codium boule - algue verte (Codium bursa)

Vous avez certainement déjà vu ces boules vertes rejetées sur le sable par le ressac : ce ne sont pas des éponges mais bel et bien des algues. Elles peuvent atteindre des diamètres de 40 cm et sont alors aplaties au centre. Elles peuvent accueillir à l'intérieur des cyanobactéries rougeâtres.

 

• La Padine queue-de- paon - algue brune (Padina pavonica)

Très commune sur les rochers, cette algue cherche la lumière vers la surface. Elle est riche en calcaire, ce qui lui donne une certaine rigidité et sa couleur presque blanche. C'est une algue extrêmement facile à reconnaître.

 

 

• L'Ulve - algue verte (Ulva Lactuca)

C'est une membrane verte, fripée fixée aux rochers par un petit crampon. On la trouve parfois sur les plages, arrachées par les courants. Elle supporte les eaux saumâtres ou légèrement polluées. Étage médiolittoral.

 

• Le Codium fragile - algue verte (Codium vermilara)

Cette algue originaire du Pacifique est arrivée dans nos eaux depuis une cinquantaine d'années par le détroit de Gibraltar. Ses rameaux cylindriques verts sont caractéristiques.

 

• L'Acétubulaire - algue verte (Acetubularia acetubulum)

Son nom veut dire " allure de soucoupe ". Cette petite algue très commune, ressemblant à une ombrelle, est une cellule géante.

 

• La Caulerpe à feuilles d'If -

algue verte (Caulerpa Taxifolia)

Cette algue d'origine tropicale, introduite accidentellement en Méditerranée depuis quelques années, connaît un essor impressionnant. Elle entre en compétition avec le milieu naturel et change le paysage sous-marin. Ses frondes vert fluorescent ressemblent à des plumes. Si vous en trouvez, surtout n'essayez pas de repartir avec un échantillon. Elle a la capacité de repousser ailleurs à partir d'un tout petit morceau. Alors si vous voulez éviter sa propagation, le plus sage est de signaler sa présence.C'est pour cela qu'elle est devenue une espèce protégée. Si vous êtes plaisancier, vérifiez si elle ne s'est pas invitée à votre bord en prenant l'air sur votre ancre. Si c'est le cas, ne le rejetez pas n'importe où : mettez la dans une poubelle. Espèce protégée.

 

• Si vous trouvez cette algue, relevez le lieu de votre observation, la profondeur et la surface couverte. Écrivez ou téléphonez :

Laboratoire Environnement Marin Littoral

Faculté des Sciences /UNSA06108 Nice cedex 2.

Tél. +33 (0)4 92 07 68 46


 

• La Caulerpa prolifera - algue verte (Caulerpa prolifera)

Cette algue est thermophile ; elle n'apprécie pas que la température chute sous 13°C. Ses frondes ressemblent à de véritables feuilles ; elles sont portées par un stolon qui " rampe " sur les fonds sablo vaseux. Cette caulerpe pousse souvent sur de petites surfaces au milieu de phanérogames. On la trouve toute l'année. Étage infra littoral


 


L'Éponge Verongia - Spongiaire (Verongia aerophoba)

Cette éponge, facile à reconnaître avec ses masses cylindriques jaune vif, craint l'air (d'où son nom d'espèce aerophoba) : cela se manifeste par la nécrose et l'assombrissement de ses tissus. Chaque individu filtre, pour se nourrir, une centaine de litres d'eau par jour.

 

• L'Ascidie rouge - Tunicier

(halocynthia papillosa)

C'est l'une des ascidies la plus commune. Sa coloration, malgré son nom, peut être aussi jaune ou blanche. Elle mesure jusqu'à 10 cm et se fixe sur les rochers ou dans les posidonies.

Ce petit tonneau a deux ouvertures : deux siphons par lesquels l'ascidie filtre l'eau pour se nourrir. Elle est plutôt sciaphile : elle apprécie les zones peu éclairées. 

         • L'Anémone de mer verte ortique - Cnidaire (Anemonia sulcata)

Avec des padines queue-de-paons,

sa couleur verte est due à la présence d'une algue symbiotique dans ses tissus.

Si elle est absente, la couleur des tentacules va du blanc au gris. Elle se trouve souvent dans les recoins des rochers, dans les eaux proches de la surface.

• La Pélagie - Méduse (Pélagia nocticula)

Cette méduse violette de taille moyenne est très urticante. Elle est phosphorescente. Parfois elle prolifère au point de tapisser le sable des plages. Cela est du à la combinaison de plusieurs facteurs favorables à son développement (température, courants,…).   

• La Tomate de mer - Cnidaire (Actinia equina)

Cette actinie se cache dans les creux de rochers obscurs.

Elle replie ses tentacules si elle est dérangée ; elle ressemble alors véritablement à une tomate. Étages médio et supralittoral.

• Le Spirographe - Polychète

(Spirographis spallanzani)

Cet animal est un ver vivant dans un tube membraneux. Pour se nourrir, il filtre par son panache en spirale les matières en suspension dans l'eau. Il se fixe sur des fonds sableux ou vaseux. On l'observe aussi dans les herbiers de phanérogames. 

• La Seiche commune - Céphalopode (Sepia officinalis)

Elle s'approche des côtes durant l'été. Elle peut atteindre 40 cm de long. C'est plutôt une espèce de fonds meubles car elle doit pouvoir se terrer ; elle reste souvent à proximité des herbiers de posidonies. Sa coquille est interne. Elle est plus connue par les propriétaires d'oiseaux en cage sous le nom "d'os de seiche" ; leurs volatiles y trouvent une source de calcaire. Autrefois son encre servait pour écrire. Elle est également capable de changer de couleur comme le poulpe.

• Le Poulpe commun - Céphalopode (Octopus vulgaris)

Ce céphalopode est certainement un des invertébrés les plus intelligents : il est rusé, joueur, curieux et aime les câlins ! Il n'est pas difficile de surprendre un poulpe dans son trou favori.

En plein jour, il chasse des crustacés et des bivalves ; un de ses plats favoris est l'ormeau.

Les restes de ses repas devant son trou trahissent souvent son camouflage. Il change de couleur selon son humeur et la couleur des fonds où il se trouve (homochromie). Observez-le, sans le déranger, vous serez surpris par son comportement. Ne tuez plus les petits poulpes qui s'apprivoisent si facilement ;

de plus, le poulpe réduit tellement à la cuisson.

• L'Aplysie ou Lièvre de mer - Gastéropode (Aplysia sp.)

L'Aplysie ressemble à un nudibranche (famille des limaces de mer) sans coquille, mais elle en a bien une cachée sous son manteau. On rencontre des espèces de couleur brune, une petite ponctuée de blanc, une plus grande pouvant atteindre 30 cm de long. Son pied s'est adapté à la

nage ; on pourrait presque croire qu'elle vole.

 

• Le Bigorneau noir - Gastéropode (Littorina nerioides)

Ce petit gastéropode broute les cyanobactéries, algues primitives et microscopiques vivant sur les rochers.

 

         • La Grande nacre ou jambonneau hérissé - Mollusque (Pinna nobilis)

Ce coquillage protégé peut atteindre jusqu'à un mètre de long. Il s'enfonce des deux tiers dans le sable proche des herbiers. L'extérieur des valves est orné de petites épines en forme de gouttières. Cette espèce a longtemps été collectée comme trophée, c'est pourquoi il a fallu la protéger. Espèce protégée.

• L'Arche de Noé - Mollusque (Arca noae)

Ce petit coquillage de 10 cm est allongé. Ses deux valves sont accrochées par un côté plat. Souvent sa coquille est colonisée par d'autres organismes, ce qui lui permet de se dissimuler.

 

• Le Chiton vert - Mollusque (Chiton olivaceus)

Ce cousin de l'escargot se protège grâce à huit plaques calcaires. Il se cache le plus fréquemment sous les cailloux. Il tient compagnie à l'ormeau.

      

• Le Grand bernard-l'ermite ou Pagure - Crustacé

(Dardanus arrosor)

Souvent il coiffe sa coquille d'anémones commensales pour décourager les prédateurs, qui se nourrissent des débris de ses repas. Lorsqu'il décide de changer de coquille, il mesure les dimensions de sa future maison, la nettoie, puis déménage sans oublier ses précieuses anémones ! C'est une vraie symbiose : s'il est agressé l'anémone (Caliactis parasitica) éjecte des filaments urticants, en contre partie elle profite des repas de son " chauffeur ".

 

• Le Grapse marbré - Crustacé (Pachygrapsus marmoratus)

Ce petit crabe aime se cacher dans les anfractuosités des rochers battus par les vagues.

 

• La Balane - Crustacé (Balanus sp.)

Ce petit crustacé ressemble à un mollusque. Il s'accroche aux rochers. Il se protège sous des plaques calcaires. Il filtre l'eau à l'aide de ses pattes pour se nourrir du plancton. Étage supralittoral.

• La Crevette rose - Crustacé (Paelaemon sp.)

Elle est rose à la cuisson, mais dans son habitat, son corps est transparent à stries brunes et points blancs. Il faut être attentif pour l'observer sur les rochers à fleur d'eau. Elle est détritivore : elle se nourrit de toute particule organique passant entre ses pinces.

      

• L'Oursin noir - Échinoderme (Arbacia lixula)

Ses piquants noirs sont très acérés : attention où vous mettez

les pieds ! À l'inverse de son cousin comestible, il n'a pas de ventouses sur le dos, donc il peut difficilement se camoufler. Il apprécie les rochers portant des algues coralliaires. Lui aussi est herbivore.

 

• L'Oursin de roche ou Oursin comestible - Échinoderme (Paracentrotus lividus)

Sa couleur peut varier du verdâtre au violet en passant par le brun. Lui aussi vit sur les fonds rocheux riches en algues qu'il broute. Il est capable, grâce à des petites ventouses (podia) d'orner de débris divers sa coquille pour se dissimuler. Les gourmets qui raffolent de ce délice iodé mangent les parties génitales de l'animal.

 

• L'Oursin violet - Échinoderme (Sphaerichinus granularis)

Cet oursin globuleux est reconnaissable à ses piquants violets à pointes blanches assez courts. Il vit aussi sur les fonds rocheux ou dans les posidonies, un peu plus en profondeur que les deux précédents. On le trouve dans les zones à faible courant car ses podia peu efficaces ne lui permettent pas d'adhérer fortement au substrat. Son test, c'est à dire sa coquille, peut mesurer 13 cm.

 

         • L'Étoile de mer rouge - Échinoderme (Echinaster sepositus)

La plus commune de nos étoiles de mer rouge peut tourner vers le brun ou l'orangé. Elle a cinq bras ou plus. Elle vit dans les mêmes milieux que ses cousins les oursins. Elle cherche sa nourriture sur le sol.

• Le Serran - Poisson osseux (Serranus sp.)

Vous croiserez sur nos côtes le serran chevrette (Serranus cabrilla) et le serran écriture (Serranus scriba). Ce sont des poissons territoriaux. Ils vivent souvent au sein des herbiers, se nourrissent de petits poissons, de crustacés qu'ils chassent à l'affût. Le serran est hermaphrodite : il est capable d'autoféconder ses œufs. Il est curieux : il viendra vous observer si vous passez à proximité.

 

• La Castagnole - Poisson osseux (Chromis chromis)

Elle nage en groupe au-dessus des herbiers où elle se nourrit de zooplancton. Elle se reconnaît à sa couleur brune au stade adulte et à sa nageoire caudale très échancrée. Les juvéniles sont d'un bleu électrique.

 

• L'Apogon - Poisson osseux

(Apogon imberbis)

Ce petit poisson rouge translucide élit domicile dans les grottes ou les trous assez profonds pour être sombres. Le papa apogon incube les œufs dans sa bouche pendant une semaine, durant laquelle il doit les oxygéner. Il ne peut donc s'alimenter ; malgré cela, il est capable de s'accoupler, puis de "couver" plusieurs fois de suite, pendant sa période de reproduction.    

         • Le Sar - Poisson osseux (Diplodus sp.)

Sous le nom de " Sar ", se cachent plusieurs espèces : le sar à tête noire, le sar commun, à museau pointu ou à grosses lèvres. Il change de sexe durant sa vie.

• La Saupe - Poisson osseux

(Sarpa salpa)

Elle broute en banc les herbiers de posidonie. Son corps ovale et gris avec une dizaine de raies longitudinales dorées.     

• La Girelle paon - Poisson osseux (Thalassoma pavo)

Ce poisson est le témoin de l'histoire de la Méditerranée, car c'est un cousin de poissons de récifs coralliens. Il est très coloré avec ses marbrures et rayures turquoises sur fond jaune vert. Les femelles âgées peuvent devenir mâles sous l'influence de la température.

 

• La Girelle - Poisson osseux

(Coris Julis)

Ce petit poisson, très commun dans nos eaux, change de sexe au cours de son existence. Le jeune est une femelle de petit gabarit, avec des bandes de couleur marron orangée et blanche ; puis en grandissant ses hormones changent et il devient un mâle, plus gros (25 cm), avec des couleurs chatoyantes : il est alors souvent appelé Girelle royale. On trouve plus de femelles que de mâles car ils n'ont pas tous la chance de vivre assez vieux pour changer de sexe.

         • La Rascasse - Poisson osseux

(Scorpaena sp.)

Elle habite sur les rochers recouverts d'algues ou dans les herbiers. Elle chasse à l'affût. Elle nage peu et préfère se camoufler sur le fond.

• Le Rouget - Poisson osseux

(Mullus surmuletus)

Ce poisson de fonds sablo-vaseux déterre ses proies dans le sédiment avec ses barbillons. Sa chair est très appréciée depuis l'Antiquité. Les Romains l'exhibaient dans un bocal pour voir ses changements de couleur afin de distraire les convives d'un banquet. Les juvéniles, jusqu'à la taille de 5 cm, sont bleuâtres et vivent en pleine eau.

      

     

 

La faune est discrète sur les rivages ; elle fuit la chaleur estivale pendant la journée. Les animaux dits " à sang froid ", sont les plus courants comme les arthropodes (insectes, crustacés), les reptiles ;

mais on observe également des oiseaux marins.

 

• La Cigale - insecte

On trouve plusieurs espèces différentes, mais toutes grandissent de la même façon. La larve de la cigale vit plusieurs années sous terre. La nymphe sort en creusant un trou, cherche une brindille à laquelle s'agripper pour se métamorphoser en insecte adulte. Une cigale "toute neuve" sort de l'ancienne enveloppe (l'exuvie) ; elle est vert pâle et vulnérable. Elle attend sans bouger les premiers rayons de soleil de l'été qui durcissent sa cuticule toute molle, pour pouvoir prendre son premier envol. Seul le mâle sera capable de chanter grâce à ses " cymbales " situées sous son abdomen.

 

• La Thécla - insecte (Satyrium sp.)

Il existe deux espèces très similaires dans notre région : la Thécla du Kermès et celle de l'Yeuse. On les discerne grâce à leurs tâches rouges qui diffèrent par leur nombre.   

• Le Criquet à ailes bleues

ou Oedipode bleu - insecte

(Oedipoda Coerulescens)

Lorsqu'il est dérangé par un prédateur, il s'envole ; la couleur bleu vif de ses ailes devient alors visible et fixe l'attention du poursuivant. Par contre, quand il se pose, les couleurs du criquet se fondent dans son environnement ; il se "camoufle" par homochromie. Le prédateur est désorienté, car il ne voit plus de couleur vive. Il a des cousins aux ailes rouges qui utilisent le même principe.

• La Piéride - insecte (Pieris sp.)

Elle fait partie d'une famille de papillons aux ailes blanc jaune avec souvent une ou plusieurs tâches noires sur les ailes antérieures. C'est un genre très commun en Europe. Plusieurs générations se succèdent du printemps à l'automne.

 

• Le Citron de Provence - insecte (Gonepterix cleopatra) Le mâle est jaune citron avec une tâche orangée sur les ailes antérieures. La femelle est plus pâle, tirant vers le blanc verdâtre, chaque aile présentant un point orangé en son milieu. Sa chenille se trouve dans les arbustes de Nerpruns alaternes. Ce papillon a une durée de vie assez longue (quelques semaines). L'adulte s'observe surtout au printemps et à l'automne.

 

• Le Scarabée des dunes - insecte (Scarabaeus semipunctatus)

On le trouve sur les rivages sablonneux. Il confectionne des boules d'excréments avant de les enfouir dans le sol ; il y pondra ses œufs. Ainsi il fertilise et aère le sol.

 

• La Scolie hirsute - insecte (Scolia hirta)

Cet hyménoptère pond ses œufs dans les larves des cétoines (des gros coléoptères) ou des scarabées. La larve de la Scolie grandira aux dépens de cette proie vivante. Malgré ses allures de grosse guêpe, elle n'est pas dangereuse pour l'homme.

 

• La Coccinelle à 7 points - insecte (Coccinella 7-punctata)

La bête à bon-Dieu, petit coléoptère est un prédateur de pucerons. Vous pouvez en faire l'élevage en vous procurant des larves dans des jardineries ou des coopératives agricoles.       

         • L'Ephippigère ou Porte selle - insecte (Ephippiger ephippiger)

Grande sauterelle ayant des ailes vestigiales à coloration variable. La femelle dépose ses œufs dans la terre au moment de la ponte grâce à un organe en forme de sabre, l'oviscapte, situé au bout de son abdomen.

• La Zygène - insecte (Zygaena sp.)

Les couleurs vives des Zygènes avertissent les prédateurs qu'elles ne sont pas bonnes à manger ; en effet, elles peuvent secréter une substance qui les rend non comestibles en cas d'alerte. Elles sont attirées par les fleurs violettes.

 

• L'Écureuil roux - mammifère (Sciurus vulgaris)

Dans notre région, ce petit mammifère est surtout inféodé aux pinèdes de pins d'Alep dont il grignote les cônes (les pommes de pin). Il est arboricole et diurne. Son corps peut atteindre 50 cm de long (queue comprise). Il descend volontiers des arbres pour se nourrir. Il nous laisse comme indice de sa présence des trognons de pommes de pin grignotées sous les arbres.

 

• Le lézard des murailles - reptile (Podarcis muralis)

Ce petit saurien d'une quinzaine de centimètres aime chasser les petits invertébrés. Il apprécie les endroits secs et chauds. Il peut être parfois en compétition avec la tarente.

 

 

• La Tarente - reptile (Tarentola mauritanica)

On aperçoit ce gecko (lézard à doigts pourvus de ventouses), d'allure robuste, plutôt actif la nuit, sur les murs, à l'affût de petits invertébrés. Il a des pattes adhésives et une pupille verticale. Pour les Provençaux, la tarente porte bonheur à une maison.

 

 • La Mouette rieuse - oiseau (Larus ridibundus)

Elle est commune sur notre littoral et peut, elle aussi, fréquenter les décharges. On peut la différencier du goéland surtout par sa plus petite taille. A la période où se constitue son plumage nuptial, il est facile de la reconnaître car sa tête se colore de brun ou de noir.

 

• Le Goéland leucophée - oiseau lariforme (Larus cachinnans)

Cet oiseau, rare il y a cinquante ans, est devenu très commun, car il s'est adapté, grâce à son régime omnivore, aux opportunités de son lieu de vie. " Le gabian " peut ainsi capturer des poissons malades en bord de mer, manger les poissons que rejettent les pêcheurs, voler les œufs d'autres oiseaux, ou s'installer à proximité de nos dépôts de déchets. Les jours de vent, il semble jouer dans les courants d'air. Espèce protégée.

 

 • Le Flamant rose - oiseau (Phoenicopterus ruber)

Cet étrange échassier migrateur fouille la vase avec son bec filtrant ; il se nourrit de petits organismes qu'il peut ainsi attraper. Sa couleur lui vient d'un petit crustacé coloré dont il fixe les pigments en l'absorbant.

 





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